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    Sivens, dans le Tarn, vous en avez forcément entendu parler entre un feuilleton et un match de foot ???
    C’est un projet absurde de destruction d’une zone naturelle qui a fait une victime de 21 ans parmi les opposants.

     

     

    Aujourd’hui, l’Europe a ouvert une brèche dans ce projet de barrage
    (« retenue d'eau » pour les puristes ou ceux qui usent de ce terme pour minimiser l'impact sur les esprits).

    La Commission européenne reproche à la France de ne pas avoir respecté la législation européenne dans le projet du barrage et va ouvrir une procédure d’infraction.

     

    Il faut dire que la contestation ne date pas d’hier ni même de quelques semaines contrairement à ce que certains médias voudraient nous faire croire (par obligation d'en parler suite à la monter en force des opposants).

    Depuis 2011, l'ex-députée européenne Catherine Grèze a alerté à cinq reprises la Commission européenne avec de nombreux arguments : dégâts environnementaux, coût exorbitant, conflits d'intérêts, enquête publique tronquée...

     

    Elle a enfin été entendue !

    La Commission a fini par s'autosaisir et par demander à Paris, en novembre 2013, des explications sur ce chantier qui repose intégralement sur de l'argent public. La réponse de huit pages fournie par le gouvernement le 7 mars 2014 n'a pas été rendue publique !!!

     

    Aujourd’hui on a appris que l’exécutif européen va adresser une lettre de mise en demeure à Paris pour « violation présumée de la directive sur l’eau dans la réalisation du projet ».

     

    Une telle procédure d’infraction aura un impact immédiat : le blocage de tout financement européen auquel le projet de barrage aura du mal à survivre. L’Europe doit supporter près du quart de l’investissement (2 millions d’euros sur 8,4 millions).

     

    De fait, ce projet ne peut être envisagé que pour de « solides raisons d'intérêt général ». Du point de vue de la législation européenne, ça ne sera pas commode de justifier une retenue d'eau destinée surtout à desservir quelques dizaines d'agriculteurs. Autant dire que ce serait totalement absurde de continuer à détruire des zones naturelles pour imposer une retenue d’eau à cet endroit.

     

    Rien n’est fait, et on peut penser que compte tenu la détermination des politiques Français d'imposer cette destruction d'un espace naturel préservé, l'Etat Français va peut-être affronter l'Europe...

    En même temps, ça arrangerait le gouvernement pour sortir de l'impasse et il pourrait alors dire que « c'est Bruxelles qui a arrêté le projet » et sortir « la tête haute » face aux producteurs de maïs mécontents et contribuables qui, eux, paieront quand même les travaux engagés, sans parler de la tentative de répérations des dégâts.

     

    barrage de sivens destruction de znieff


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