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    Avant la prochaine réforme destructrice de l’école de la république qui complètera celles en cours, imaginons un cours de Français (ils ne sont pas encore supprimés pour le moment) où la prof demande :

    « Ceux qui ont lu le roman 1984 comme je l’ai demandé en début d’année, levez le doigt. »

    « Ha, c’est bien ce que je pensais, toujours les mêmes ! »

    ...

     

    Au fait, vous l’avez lu, vous, le roman 1984, depuis que j’en parle sur mon blog ?

    Ha, c’est bien ce que je pensais…

     

    Dans ce roman de science-fiction qui se révèle de plus en plus réaliste si on y réfléchi bien, on retrouve au fil des pages un sujet récurent. Des personnes (opposées au système) disparaissent de la circulation sans laisser de trace.

    On comprend rapidement que ces disparitions ressemblent aux grandes vagues « d’épuration » ou de « purges » des pires dictatures.

     

    Mais le plus étonnant pour le lecteur non averti, c’est que ces disparitions passent presque totalement inaperçues. Le personnage principal se souvient ainsi de ses parents et d’une trentaine de personnes disparues « à une époque ou à une autre »…. sans savoir exactement quand.

    On découvre même qu’un certain temps après la disparition de son père, sa mère et sa sœur avaient disparu à leur tour. L'auteur ajoute :

    « À cette époque, c’était un événement déjà normal. Rien n’avait disparu de la pièce, sauf sa mère et sa sœur. »

    Mais à part pour le personnage principal, généralement, toutes ces disparitions mystérieuses n’étaient même pas remarquées par la population, l’existence même de ces individus a été effacée de la mémoire de ceux qui les avaient côtoyés, comme s’ils n’avaient jamais existé.

     

    Des personnages qui disparaissent de la circulation, dont on a plus de nouvelles pendant des semaines sans que personne ne s’en rende vraiment compte, on se dit que c’est totalement impensable…. Que dis-je, absurde même !

     

    Quoi que…….. si on tentait une petite expérience, on pourrait parfois être surpris.

     

    Georges Orwell 1984

     


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